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IL AURA FALU DES CENTAINES DE MILLIERS DE MORTS

IL AURA FALU DES CENTAINES DE MILLIERS DE MORTS
Ouverture de la conférence internationale de Paris sur le Darfour


Les représentants des grandes puissances, dont la Chine, les Etats-Unis, la France, et d'organisations internationales ont entamé lundi à Paris une conférence destinée à unir leurs efforts en faveur du Darfour, ravagé par la guerre civile.
En prélude à la réunion, le président français Nicolas Sarkozy a demandé à la communauté internationale d'être "ferme" avec le Soudan s'il refuse de coopérer à un réglement de la guerre civile.
"Le Soudan doit savoir que s'il coopère nous l'aiderons puissamment et que s'il refuse il faudra être ferme", a dit M. Sarkozy dans un discours au palais présidentiel de l'Elysée devant les représentants des grandes puissances, en prélude à une conférence internationale sur cette province du Soudan ravagée par la guerre civile.
Il a aussi mis en garde la quinzaine de groupes rebelles qui s'opposent au gouvernement soudanais et à ses milices. "Nous devrons être fermes à l'égard des belligérants qui refuseraient de revenir à la table de négociation", a déclaré M. Sarkozy.
"Le silence tue", a lancé le président français qui a souligné que la conférence qui réunit à paris les grandes puissances, dont la Chine alliée de Khartoum, avait pour objectif de "mobiliser la communauté internationale" et de "fixer une feuille de route claire".
Pour la première fois, les grandes puissances -Chine, Etats-Unis et France en tête- des pays africains et des organisations internationales se rencontrent lundi à Paris afin de donner "un coup d'accélérateur" aux efforts pour mettre fin au sanglant conflit au Darfour.
La secrétaire d'Etat américain Condoleezza Rice, dont le pays dénonce un "génocide" dans cette province de l'Ouest du Soudan participe à cette rencontre, dont la tenue a été dénoncée par Khartoum comme "inopportune".
Condoleezza Rice et le président Nicolas Sarkozy se sont entretenus plus d'une heure lundi matin à l'Elysée en prélude à la réunion.
Arrivée dimanche à Paris, Mme Rice, avait appelé le Soudan à "accepter l'aide internationale".
"En fin de compte, tout cela reviendra à une affaire de volonté: il s'agit d'insister auprès de Khartoum pour qu'il permette le déploiement d'une force hybride", a déclaré Mme Rice, lors d'une conférence de presse conjointe aux côtés de son homologue français, Bernard Kouchner.
Le ministre français des Affaires étrangères avait expliqué pour sa part que la réunion aurait trois objectifs. Il s'agit tout d'abord, a-t-il dit, de "soutenir les efforts de l'Union africaine et des Nations unies" en vue de déployer au Darfour une force de maintien de la paix commune ONU/Union Africaine de quelque 20.000 hommes. Khartoum vient d'accepter un tel déploiement après des mois de refus.
Mais il s'agit aussi, a poursuivi M. Kouchner, de "soutenir économiquement les efforts des Nations unies".
La conférence doit apporter enfin son soutien aux tentatives de trouver un accord politique entre Khartoum et les différents mouvements rebelles du Darfour, a précisé M. Kouchner.
Après des mois de pressions diplomatiques, le Soudan a accepté le 12 juin de remplacer l'actuelle force africaine au Darfour, composée de 7.000 hommes mal équipés, par une force hybride, associant l'Union africaine et l'ONU, forte de plus de 20.000 soldats et policiers.
Quelque 200.000 personnes sont mortes depuis février 2003 au Darfour selon l'ONU et plus de 2,1 millions d'autres ont été déplacées, la pire crise humanitaire au monde à l'heure actuelle. Ces chiffres sont contestés par Khartoum.
La mise en place de ce nouveau Groupe de contact sur le Darfour, élargi à près d'une vingtaine de pays et organisations internationales, se veut à l'opposé des initiatives unilatérales et sans coordination qui ont foisonné.
L'Union africaine (UA) n'a pas souhaité participer, tout comme l'Afrique du sud. A l'UA, des diplomates ont fait valoir que l'organisation africaine n'avait pas apprécié de n'avoir pas été consultée avant l'annonce de cette réunion.
La participation de la Chine aux côtés des Etats-Unis -deux pays qui se sont affrontés sur ce dossier- est en soi une avancée.
Les Etats-Unis, exaspérés par la lenteur de l'évolution soudanaise et sous pression de leur propre opinion publique, avaient annoncé de nouvelles sanctions contre le Soudan avant que Khartoum ne se décide à accepter sans conditions la force hybride.

# Posté le lundi 25 juin 2007 08:51

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